| Les compositions des maîtres
enlumineurs du Moyen-Âge, des peintres du Quattrocento
italien, de Dürer, de De Vinci, ou de Dalí…
sont pour la plupart construites selon
les lois de la proportion dorée et des tracés
régulateurs.
« Nous ne sommes que des
nains sur les épaules de géants »
selon Saint Bernard de Clairvaux.
Ces maîtres, nous ont ouvert
une voie, présente depuis l’aube des bâtisseurs.
Pyramides, temples grecs ou implantation des bourgeons
sur une branche de pommier, la proportion
dorée (le plus souvent vulgarisée
avec l’appellation nombre d’or et réduite
à 1,618) est omniprésente.
C’est en partant de ce constat
que les tracés sont devenus la pierre angulaire
de mes compositions contemporaines ou classiques. Ils
ne constituent plus seulement une trame structurante,
ils en deviennent l’expression première.
Cette trame à cœur ouvert est composée
d’une petite trentaine d’atomes dont l’agencement
et les compositions semblent infinis, comme en musique.
Les différents matériaux, supports, modes
d’expression ne sont que les costumes de lumière
d’acteurs séculaires.
L’autre muse qui souffle un vent
de tempête sur l’échiquier : le
symbolisme. Des bâtisseurs romans aux
alchimistes et autres hermétistes de tout bord,
le symbole est commun à toutes les civilisations.
De nombreux symboles sont universels comme l’ouroboros,
par exemple, signe infini représenté par
un serpent qui se mord la queue. Le symbole, paradoxalement
à son hermétisme, permet de tendre vers
un universalisme. Quel peuple n’a pas essayé
de fractionner le temps à l’aide d’un
sablier ? Couleurs, formes, agencements, associations,
tous sont porteurs de sens. L’héraldique
est le vecteur commun aux tracés et aux symboles,
cette science est une autre source inépuisable
d’inspiration et un formidable creuset.
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