Bien qu'elle crée à
Rouen, Tanaël a retenu un pseudonyme bien en phase
avec la Bretagne et ses mystères : Tanaël,
l'ange de feu, véritable stimulant pour une artiste
vouée à l'omniprésent nombre d'or
en ses oeuvres contemporaines.
Tanaël a choisi d'abord d'accomplir
ses recherches et sa technique en concevant des enluminures
dans la pure tradition de la peinture romane, art sacré
s'il en est, au service en son temps des bibliophiles
royaux et religieux.
L'artiste en a retenu les couleurs,
l'authenticité des personnages et des êtres
fabuleux, au gré de compositions de lettres pleines
d'imagination, là où figuratif et abstrait
n'ont plus de signification sinon celle de l'art, pour
aboutir à décliner luxe, verve et fantastique
dans les ressources du nombre d'or, cette référence
inégalable de la mise en page décorative
et narrative.
De cette source, grâce à
sa maîtrise des différentes techniques
picturales, Tanaël bâtit un univers abstrait
d'une incomparable harmonie, sans pour cela renier sa
personnalité et son goût racé des
couleurs et des accords, et gratifié de références
célestes universelles, allant d'un audacieux
cubisme au radieux développement de rythmes extrêmes-orientaux,
de dynamiques effets de couleurs, de lumière
et de matière.
André RUELLAN,
critique d'art
www.art-culture-france.com
|