Pinceaux
et couleurs ont toujours matérialisé ma
pierre de rêve par laquelle j’ai pu tracer
mon chemin vers l’indicible.
Mon maître d’aquarelle
fut le peintre Jean-Claude Chaillou et depuis, même
les ciels d’orage les plus sombres résonnent
en moi en vibrations de carmin, émeraude et cobalt
et l’arc-en-ciel s’irise.
Je pense que l’homme s’incarne sur cette
planète pour créer et ce, avec son propre
diapason. Il doit s’engager cœur et âme,
tisser ce fragile fil d’or entre le visible et
l’invisible, relier le créé à
son Créateur, le Grand Architecte.
Je pense comme Kafka que : « L’art est comme
la prière, une main tendue dans l’obscurité
qui veut saisir une part de grâce pour se muer
en une main qui donne. »
Peindre, c’est méditer et c’est lorsque
le tableau se peint lui-même que l’œuvre
est achevée…
Arth Maël
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